Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 22:39

 

 

Vendredi 13 Novembre 2009

 

L’«  identité nationale »

 

 

LIBRE LECTURE

ouverte à tous citoyens et offerte, bien entendu, à

critique,suggestion,modification, approfondissement

I : INTRODUCTION 

 

Rien ne vaut la remémoration de quelques faits qui ONT FAIT et FONT la France et ses citoyens

(à moins qu’ils ne la « défassent » ?!, de même qu’ils font et/ou défont d’autres peuples…)

 

et, parallèlement la consultation du PETIT ROBERT pour tenter de savoir

 

« de quoi » et « de qui »

l’on prétend parler aux Français AUJOURD’HUI… !!!

 en « les » invitant à « débattre » sur eux-mêmes,

 

souverains en leur

République souveraine et fraternelle !

 

(Tiens ! Pourquoi n’avoir pas fait un débat sur la « fraternité nationale » ? « En ces temps troublés », comme l’on se plaît à le dire !)

 

usant pour ce faire de

 

 la locution

« identité nationale »,

 

 répétée à l’envi !

 

 

L’on notera d’ailleurs qu’on invite au débat associations, syndicats, personnalités etc.,

tant il semble s’avérer depuis l’approbation du Traité de Lisbonne au Congrès de Versailles (applicable dit-on le 1er Décembre 2009 …),

qui donna une nouvelle « identité », (« usurpée » ?!) au résultat du referendum de 2005 proposé aux FRANCAIS, que les consultations « nationales » au suffrage universel ne seraient plus compatibles avec la vie politique et donc citoyenne de notre République…

Lisez la circulaire officielle téléchargeable sur internet: évidemment l’on s’y émeut en introduction de trois Burqas qui passaient par là et l’on s’y interroge aussi, au-delà des questions, que vous attendiez tous, relatives au communautarisme et à la république,

sur l’ « identité européenne » et, à savoir !?, l’existence même des « Nations » dans la mondialisation…

Car tout le monde sait évidemment sa leçon par coeur:

 

que « nation » entraîne inéluctablement « nationalisme » et « guerre »

 

et que jamais, au grand jamais les industriels marchands d’armes, leurs banquiers et les hommes politiques qui les fréquentent ne sont pour quelque chose

 

dans la soif de sang naturelle, spontanée des êtres humains

 

 qui pour la satisfaire vont d’eux-mêmes ouvrir les arsenaux et voler dans les usines d’armement...

 

Et notre grand-père paternel, élève instituteur à l’Ecole Normale d’Auch dans le Gers, 32, partit à 18 ans, comme tant d’autres, hébétés, pour le 1er Août 1914 parce que, de parents piniers landais, il voulait certainement aller tirer des lapins allemands et des gens nommés Allemands qu’ils n’avait jamais vus ; d’ailleurs ce sont des Sénégalais qu’il vit d’abord, des Bretons, des Lorrains, des Parisiens…

Puis, ayant par miracle survécu (un seul œil lui manquait quand tant d’autres de ses camarades sur l’immense liste du monument où il me conduisait dès l’âge de cinq ans étaient morts - j’appris à lire là…- et que quelques-uns étaient revenus cassés),

il revit de très près des Allemands dans sa propre école publique, en 39-45, que les occupants habitaient pour moitié.

 

Honte à ceux qui n’ont jamais dénoncé assez haut et fort le SCANDALE des décisions qui menèrent à la tuerie organisée des deux peuples en 1914-1918…

 

Et relisons les lettres des hommes devenus soldats, Roger Martin du Gard et l’écrivain allemand Erich Maria-Remarque plutôt que d’entendre nos dirigeants s’émouvoir à grands frais sur les pauvres morts de cette guerre…

 

Paix à leurs âmes et qu’ils nous gardent de tomber dans le

 

déshonneur…

 

(PARENTHESE :

 

                    Cid,

              Cid aux pensées sauvages

             Qui errent sur le bord des mesetas

             Quand tombe la lueur des crépuscules,

             Roses et pourpres,

             Comme le bouquet de lèvres de Chimène ;

              Cid, de par ton nom,

              Deux fois sacré !

              Par la langue des Arabes

             Et celle de la Chrétienté,

                    Cid, garde – nous du Déshonneur !)

           

On parlait à nos grands-pères et arrière grands-pères de « patrie » et si nous, à qui ils ont transmis avec nos parents non point la haine de l’autre mais l’amour du pays, de sa république et de sa culture et le respect des malheurs partagés avec les autres peuples, aujourd’hui, nous disons paisiblement et pacifiquement le mot ou celui de « nation », l’on nous objecterait aussitôt que nous serions dangereux !

Votre mascarade agitée au fil de maints discours continue sur le dos de tous les Français…

 

Non, messieurs, il n’y aura pas de guerre civile entre Français de tous poils 

ni entre peuples d’Europe et certainement pas avec le peuple allemand réunifié car ses dirigeants ont eu beaucoup de travail avec la Croatie et d’autres et ils sont en ce moment très occupés aussi avec l’Europa Corporation… S’est-on ému en quelques mots au fait à propos des Serbes en cette période de Novembre ? Pas un mot d’hommage ni de regret, pas un mot, au regard de leur histoire commune avec nous, Allemagne et France,

quand l’on dit « tourner la page ».

Est-ce à dire que les morts de Belgrade sous les bombardements de l’OTAN et les morts serbes face aux nazis ne sont pas inscrits comme les autres dans le livre de « l’histoire officielle » des cérémonies?

Il y avait là une opportunité à saisir…

 

 

 

RAPPEL :

 

 « Tandis que tous les peuples et tous les gouvernements veulent la paix, malgré tous les congrès de la philanthropie internationale, la guerre peut naître toujours d’un hasard toujours possible…

Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage.


Messieurs, il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples, c’est abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c’est de substituer à la lutte universelle pour la vie — qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille — un régime de concorde sociale et d’unité. »

CITATION de Jean Jaurès, 7 mars 1895, à la Chambre des communes, dans Jean Jaurès : Textes choisis, éd. sociales, paru en 1959, p. 88.

 

Allez lire la circulaire…

Nous remarquerons d’ailleurs au passage que les auteurs sont – peut-être, à vous d’en juger - plus proches d’une apologie à voix basse du « mondialisme » que de l’appréhension et de l’explicitation raisonnées du phénomène de « mondialisation » des échanges mise en place;

 

A PREUVE :

 

cette citation de la question en page 6,

 

dans le paragraphe1.11 :

 

« Comment mieux réguler la mondialisation sans Nations ? » (SIC !)…

 

Les esprits (cartésiens ?!), les esprits qui ont du sens, tout court,

diraient :

 

« Le préalable à toute réponse, c’est qu’une question ainsi formulée implique qu’il n’y a plus de Nations à « réguler » mais la seule « mondialisation »… 

 

EXIT « la Nation » de la question ?!

 

Ah ! C’est drôle, non ?

quand l’on doit débattre de l’« identité « nationale » » !

 

S’est – on trompé de sujet, ou de circulaire ?

 

(Il est vrai que les préfectures sont surchargées de travail…

 

         Elles ont peut-être perdu la circulaire posant une autre question :

 

         « Comment mieux réguler la mondialisation AVEC et /ou ENTRE les diverses Nations ? ».)

 

Un élève de terminale en français, philosophie ou sciences économiques et sociales saisit immédiatement la profonde pensée à l’œuvre dans cette question et commence sagement par là l’exposé introductif obligé de sa problématique, sans quoi on saura lui dire qu’il a bien mal emmanché sa dissertation et qu’il n’a rien vu de l’implicite et/ou du sous-entendu et/ou du présupposé, comme l’on a coutume de dire…

 

(Rappel de PETIT ROBERT sur le mot « implicite »:

 

implicite [Rplisit] adj. 


• 1488 relig.; lat. implicitus, de implicare ®  impliquer  


¨ Qui est virtuellement contenu dans une proposition, un fait, sans être formellement exprimé, et peut en être tiré par déduction, induction. Condition implicite. Volonté implicite, non formulée mais que la conduite de la personne permet de supposer. Þ tacite . — N. m. L'implicite : ce qui est sous-entendu, non formulé, présupposé. Þ non-dit. 


Ä CONTR. Explicite, 1.  exprès, formel)

 

L’élève pourra donc noter fermement, par exemple, afin d’éclairer son correcteur sur la bonne compréhension qu’il a du sujet que la question ne doit pas du tout être entendue comme :

 

« Peut-on ou doit-on ou encore a-t-on le droit de réguler la mondialisation sans les Nations ? ».

 

Là n’est pas la question !

 

Pas de hors-sujet, s’il vous plaît !

 

Ensuite il devra, avec tout autant de sagesse, évoquer deux pans au moins, voire trois, de sa réflexion à venir en énonçant des  termes - clefs sous la forme de l’antithèse mais cependant, simultanément, de la complémentarité et/ou de la subsidiarité… :

 

« gouvernance mondiale » et/ou « gouvernement mondial »,

 

« état « de droit » supranational démocratique » 

 

et/ou « démocratie universelle et universalisante» ;

 

« hyperdémocratie mondiale » 

 

car la Nation républicaine,

 

c’est justement, peut-être, une sorte d’« hypodémocratie »

 

de type arriéré, dépassé, rétrograde et/ou inférieur en

 

incapacité de « réguler » son « économie » avec d’autres Nations partenaires…

 

(Eh oui ! Souvenez-vous du « mot d’ordre »:

 

 « dérégulation » ! c’est-à-dire

« LE RENARD LIBRE DANS LE POULAILLER OUVERT » : Karl Marx),

 

 « démocratie qui doit s’étendre » 

 

ou « démocratie expansive/extensive/expansionniste» ;

 

car, loin de « répéter » sans comprendre

 

 

l’élève doit faire la preuve de sa créativité sans entraves,

de sa  modernité audacieuse et de sa flexibilité intellectuelle.

 

A cette fin l’on pourra trouver des citations destinées à illustrer le

 

« devoir »

 

dans le « cours » - complet- d’un spécialiste en la matière comme M.Jacques Attali… (dont on livrera un article relatif au « débat » joint à la circulaire),

 

et surtout il conviendra de tenter, non point de « copier » ou, pire, de « plagier »

 

mais, plutôt, de s’inspirer, comme ce verbe l’indique par son étymologie,

 

du souffle et de l’esprit de l’auteur.

 

Ainsi l’on agrémentera l’essai de couples ou de triades de locutions

 

concises et éclairantes comme :

 

« marché/hypermarchédémocratisable, démocratisation des hypomarchés eurorégionaux et asiaticonnectés,

nomadisme relatif inscrit/nomadisme absolu circonscrit et péridémocratisation  planétaire »,

 

« globalisation/mondialisation et glocalisation reconnective/

 

délocalisation déconnectrice planétaire»,

 

« projet civilisationnel utopicoécolototalitaro-globalisant »,

 

macrotraçabilité electro-technologique  planétarospatiale

 

et, enfin,

 

« micro et/ou nanointertraçabilité

 

médico –pandémocratique

 

 généralisée

.

Pensez toutefois à peser les deux mots « mondialisation »et « mondialisme », qui recouvrent deux réalités différentes,

 

suivez de près les allusions qui les désignent, y compris dans les discours qui ne manqueront pas de se succéder à la suite du 9 Novembre (anniversaire de la chute du Mur de Berlin en 1989), du 11 Novembre

 

et des prochaines manifestations de l’ « esprit » politique de nos dirigeants et de leurs opposants, supposés…

 

PETIT ROBERT les définit ainsi:

 

1 :mondialisme [mTdjalism] n. m. 

• v. 1950; de mondial  

¨ Universalisme visant à constituer l'unité politique de la communauté humaine. — Perspective mondiale, en politique. — Adj. MONDIALISTE, 1949.

2 :mondialisation [mTdjalizasjT] n. f. 

• 1953; de mondial  

¨ Le fait de devenir mondial, de se répandre dans le monde entier. La mondialisation d'un conflit.  

à  Spécialt Caractère mondial d'un phénomène économique, financier Þ globalisation, anglic..

 

 

Alors ?

Il se pourrait bien que les Français soient, quoiqu’invités à s’exprimer dans divers sites,

 

partout sur internet,

 

internet, la nouvelle interconnexion globale

 

sous haute surveillance

 

 et permanent « profiling »,

 

spectateurs et auditeurs à leur sujet d’un possible concours de jeux de mots, de manches et de mensonges sur leur « identité » qualifiée de « nationale », voire une logomachie :

 

Petit Robert nous dit à ce propos:

« logomachie [lCgCmaGi] n. f. 


• 1610; gr. logomakhia; cf. logo- et -machie  


¨ Littér. 


1¨ Dispute, querelle sur les mots. Cette question est une pure logomachie.  


2¨ Assemblage de mots creux dans un discours, dans un raisonnement. Þ logorrhée, verbalisme. « la logomachie où ce solitaire [Hugo] enivré de mots, tombe par instants ? » (Henriot). — Adj. LOGOMACHIQUE, 1840. »

 

(Note de l’emprunteur : la citation n’est pas très aimable pour Hugo mais faut-il toujours exprimer de bons sentiments envers les gens qu’on aime bien, fussent-ils des gloires nationales ? Non !Rien ne vaut la sincérité !).

 

 

Assisterons-nous à la « Star Academy » de la Nation ?

 

où chacun ira de son « tube » sur le thème de

 

« My identity ! » ?

 

L’on pourrait nous objecter qu’il ne faut pas confondre les deux vocables « identité » et « souveraineté »…

 

Justement !

 

Nous y voilà,

 

dans la confusion organisée !

 

Mais revenons

 

 

II : au Petit Robert et aux articles que nous lui empruntons avec remarques, notes et exemples plus ou moins longs d’usages des mots par l’emprunteur,

 

afin de lire diverses et précises définitions de mots utiles à la lettre et à l’esprit en ces temps de confusion ;

mais par ordre alphabétique inverse, afin de semer, en ces domaines, un brin de fantaisie.

C’est pourquoi nous finissons sur le mot « esprit » !

Nous allons considérer donc successivement, avec quelques commentaires :

 

1 :Truisme

2 :Tautologie

3 : Souveraineté

4 :Redondance

5: Pléonasme

6: Périssologie

7: Nation , national

8 :Identité

9 :Français, nom ou substantif, français, nom, français,adjectif qualificatif

10 :Esprit

 

1 : truisme [tYyism] n. m. 

• 1829; angl. truism, de true « vrai » Note de l’emprunteur :

 

l’on profite de cet exemple du Petit Robert pour se souvenir que la langue française créa des mots à partir des parlers très variés des habitants à l’arrivée des Romains puis intégra des centaines d’inventions de provinciaux illettrés, trimant et crevant de faim trop souvent, de lettrés, laïcs ou ecclésiastiques, riches ou crevards, sur plusieurs siècles, Gaulois, Gallo-Romains, Franciques, Francs, Franciens, François, colonisés et Français, Académiciens, citoyens de tous parlers en France et en Francophonie…

C’est pourquoi le dictionnaire évoque souvent le    « bas lat. » soit le bas latin et le « gr. » soit le grec.

Mais l’on observera aussi que cette langue sut assimiler, ainsi pour « truisme », des mots anglo-saxons depuis longtemps, la réciproque étant tout aussi vraie : peut-être un peu moins de nos jours !

¨Vérité d'évidence. Þ banalité, évidence, lapalissade, tautologie.

 

Exemple de l’emprunteur pour « truisme »

(variante : « double truisme logique») :

 

«Un chat est un chat et, s’il faut appeler un chat un

 

 chat, alors il faut appeler un Français un Français. »

 

 

 

2 :tautologie [totClCFi] n. f. 

• 1596; bas lat. tautologia, mot gr.  

1¨ Vice logique consistant à présenter, comme ayant un sens différent, une proposition dont le prédicat ne dit rien de plus que le sujet. La tautologie est un truisme* (Þ lapalissade). — Répétition inutile de la même idée sous une autre forme. Þ pléonasme, redondance. 

2¨ (XXe) Log. Proposition complexe qui reste vraie en vertu de sa forme seule, quelle que soit la valeur de vérité des propositions qui la composent. La tautologie est le fondement des lois logiques.

 

Exemple de l’emprunteur pour « tautologie » :

 

« Françaises, Français, votre nation est

 

française… ».)

 

3 : souveraineté [suv(B)YDnte] n. f. 



• 1283; de souverain  

1¨ Autorité suprême (d'un souverain, d'un prince). Þ empire, 2. pouvoir, royauté. La souveraineté d'un prince sur un territoire.  

à Le principe abstrait d'autorité suprême dans le corps politique.

« La souveraineté est inaliénable,

elle est indivisible. » (Rousseau).  

2¨ (1631) Caractère d'un État ou d'un organe qui n'est soumis à aucun autre État ou organe. Þ indépendance.

Souveraineté territoriale. Atteinte à la souveraineté d'un État.  

3¨ Fig. et littér. Puissance suprême.  Þ empire. La souveraineté de la raison.  

Ä CONTR. Dépendance.

Exemple de l’emprunteur :

 

« Si le Petit Robert ne profère point de sottises, il semblerait qu’« indépendance »soit synonyme de « souveraineté » et que, par conséquent, les Français

soient « souverains »,

libres quant à la conscience de leur « identité »!

Ou alors, si l’on délie « l’identité » de la « souveraineté », faudrait-il penser que le Traité de Lisbonne, de caractère supra-national et non-démocratique, d’ores et déjà opposé à maints aspects de la souveraineté française, et qui doit s’appliquer en Décembre 2009, se verrait aujourd’hui précédé et soutenu par cette opération de tentative de main-mise sur la conscience des Français, laquelle sert aussi de piste de cirque électoral pour les  régionales de Mars 2010, comme chacun l’aura vu :

 

« Débat sur l « ’identité nationale » » !…

 

Voudrait-on noyer les Français, les Espagnols, les Allemands, tous les peuples de l’Europe dans un fictif peuple euro-globalo-mondialisé sans « identité » ni « souveraineté », soumis à travers les « eurorégions »

 

 

Par hautlescoeurs - Publié dans : Novembre 2009
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